Toi


Traduit du albanais et du roumain: Kopi Kyçyku 

La suite des navires impériales traversa la Méditerranée. Les voiles ressemblaient avec quelques nuages mous. Etait une journée pure et pleine de lumière et, ni même le pleur friable des rapaces ne prédisait la mort de quelqu’un, tant moins celle de l’empereur. Il n’était pas encore inventé le binocle. Mais l’ouie, était aussi longue que le regard à l’aide du binocle et les habitants du rivage de la mer ont été surpris par le bruit sourd et mystérieux des vagues, lesquelles apportaient les menaces des voiles de l’Invisible.
Les navires impériaux revenaient de la célébration de l’anniversaire d’un roi étranger. À cette occasion, l’Empereur avait lui envoyé, à titre de cadeau, une prisonnière „munie” de trois mamelles, ainsi que un troupeau de chevaux racés. Le roi étranger, lui aussi, ne se trouva pas en état d’infériorité. Pendant le divertissement qui a duré une semaine, ont été tué, cuit au four et transformé en excrément, plus de mille boeufs, deux mille poules grasses, et ont été „séché” plus de vingt mille tonneaux de vin rouge, tel comme le sang. L’Empereur et le roi étranger ont rit aux éclats, considérant que le vin est le sang des leurs ennemis. C’est pour ça qu’ils n’étaient jamais rassasié d’en boire.
La tombée du crépuscule a dévoilé sur le ciel une lune jamais vue jusqu’alors. Son éclat était tellement mou et perçant que chacun pourrait jurer que ses rayons ont pu pénetré dans le canal médullaire de ses os. Maintenant ils étaient en train de naviguer auprès d’une gigantesque fosse subaquatique, où, selon l’affirmation du conseiller de l’Empereur pour les Problème Historiques, depuis plus d’une centaine d’années, par là a coulé à pic une fameuse ville.
- A été noyée justement ici - pour être levée aux papyrus de l’Histoire.
L’Empereur était ingénieux, quoique, en le jugeant selon son âge, on aurait la tendance de le voir seulement pourtant l’épée ou le verre à la main, toujours en compagnie de charmantes femmes.
- Les sages estiment que ces hommes ont été noyés par l’admiration de soi, par leur narcissisme - a dit le conseiller. - C’est dommage. Ils possédaient tant de richesses et d’adresse, quant les esclaves croyaient qu’ ils habitaient une ville céleste.
Mais ils se sont trouvés tout à coup une proie facile pour les poissons…
- Ils ont été dévorés par les poissons, tandis que les poissons ont été mangés par nous mêmes… C’est la vie, - a ajouté l’Empereur.
Il a cessé de parler un petit peu, puis a branlé la tête en souriant.
- Ne cassez pas la tête à cause du passé des personnes qui ont été heureux, soit quelques instants - a-t-il ajouté.
- Sur la terre, des milliers d’hommes surgissent et cessent d’être, en se flambant sans goûter un instant de bonheur. Qu’est-ce que c’est la noyade, les dents des poissons et l’obscurité effrayante des eaux pour qui a connu la saveur du bonheur suprême?!
Maintenant nu pouvons voir les constructions de la ville d’autrefois, - a continué le conseiller. Même la lune en tient pour Vous, elle est amoureuse de Vous.
Les esclaves rameurs ont pris l’ordre de s’arrêter. L’Empereur est revenu afin d’aperçevoir la queue de la caravane, mais il n’a pas réussi. Il a pu voir seulement un tas de voiles gonflées, qui donnait à la caravane l’aspect d’un serpent gigantesque ayant des ailes.
Le conseiller a été le premier qui a penché la tête vers les eaux claires, on dirait que voulait protéger l’Empereur de quelque malédiction ou d’une magie noire, qui pourrait lui être dommageable simplement après le rendez-vous de ses yeux avec le miroir infini de la Méditerranée.
Voilà un miroir, qui ne cache pas ce que contient dedans, - a rit l’Empereur.
Les notables ont regardé en bas en promenant les yeux entre les murailles et les colonnades de marbre, parmi les ruelles pavées, dans les places où jadis on tenaient des allocutions inoubliables et on changeaient des marchandises par des monnaies d’or, dans les pièces des pondaison, des décapitations, ou du brûlement sur le bûcher.
On dit que les femmes de cette ville étaient belles comme les étoiles, - a dit l’un des conseillers.
- Alors, leur noyade il ne faut pas nous étonner, - a rit l’Empereur. Ce que je vois maintenant là bas, dans la profondeur, est-ce que c’est une couronne?
Les myopes ont regretté que ne pouvaient pas offrir à l’Empereur aucune information exacte sur ce sujet. Quand le conseiller pour les Problèmes de l’Histoire était en train de lui expliquer que vraiment il s’agissait d’une curonne, - une couronne de lauriers, qui, inexplicablement n’était pas encore putréfiée, peût être entrelacée par les main d’une jeune fille, tombée amoureuse, ou d’un enfant lequel n’a été pas pris du soupçon de se noyer tout à cou, - l’Empereur s’allongea sur le petit palier en faisant un geste affirmativ de sa tête. La couronne contenant quarante quatre pierres précieuses, chacune d’elle ayant une valeur égale avec celle de deux mille prisonnières, a coulé à fond, vers le centre du miroir, a chiffonné sa surface, puis d’innombrables yeux ont louché on suivant avec une brusque secousse de tout le corps, comment la couronne était en train de se perdre, en tombant toujours plus en bas, entre les ruines ornées par la lune.
- Hei! - a exclamé l’Empereur. Précipite-toi dans l’eau, apporte à Nous la couronne!
Plusieurs officiers ont tréssailli de l’émotion. Chacun d’eux voudrait bien de se jeter afin d’apporter la couronne, mais l’index de l’Empereur envoyait vers les esclaves. Tous ceux-ci s’appelaient Toi et seulement les Dieux réussissaient a comprendre comme et pourquoi dans l’eau a été jeté un tel Toi, pas les autres.
Toi a fait à peine ses dix- sept ans. Son aspect n’était pas inhabituel. De taille moyenne, des cheveux blonds, des yeux vairons, des membres ordinaires. Parmi les ruines subaquatiques, il a ouvert une sorte de tunnel, couleur de lune, a nagé en bas jusqu’au moment quand deux veines de sang ont jailli de ses oreilles, de sa bouche, mais, peût être, même de ses yeux, a attrapé la couronne, la valeur de laquelle était égale avec celle d’une ville non noyée et a commencé de monter vers la surface. Afin d’éliminer l’inquiétude de l’Empereur, Toi a élevé la courone avec ses mains, sans tirer dehors la tête. Le poète de la suite impériale a dit que la Méditerranée elle même, épouvantée, était maintenant en train de restituer à Sa Majesté la couronne qui voudrait lui voler.
L’Empereur a rit.
L’esclave Toi a fait sortir de l’eau sa tête ensanglantée, a été déplacé vers la surface à l’aide de ses plantes lasses et, afin de pouvoar nager vers le bateau, a mis la couronne sur sa tête. Est tombé un silence, plus profond que le silence de la ville noyée. Parmi les yeux révoltés et pleins de „couteaux” des officiers, l’esclave Toi a distingué les yeux étonnés et, on pourrait dire, doux, de l’Empereur. Ses regards se sont croisés un instant, - un clignotement des yeux, - puis l’esclave Toi a fermé ses yeux, en plongeant avec la couronne, la valeur de laquelle était égale avec la gloire d’une ville noyée. Toi est disparu, quoique l’éclat de la lune est doublé et personne n’a pas pensé d’allumer les torches et les feux follets impériaux.
- Hei, hei, - a hurlé quelqu’un.
L’Empereur gardait le silence.
La couronne est apparu plusieurs fois, toujours plus loin du bateau, a coulé bas, est apparu de nouveau, tous se sont pétrifiés, parce que l’Empereur ne donna encore l’ordre de l’atteindre au front, de le frapper d’une flèche, de le tuer d’un coup de lance, ou, à l’aide d’une barque, de mettre la main sur cet impudent appelé Toi et de le tuer.
- Il me semble que toutes les pierres sont les mêmes, - a dit l’Empereur.
En effet: le resplendissement de la lune faisait possible que les pierres précieuses de la couronne ne soient differenciée l’une de l’autre. Ou, peût être, ont été simplement des pierres de lune, lequelles, jusqu’à ce moment étaient considérées comme des rubis, des diamants, des améthystes, des jaspes etc.
Si je reviens maintenant, pensait l’esclave Toi, je serai déchiré par eux. Il faisait référence à ses frères, aux esclaves. Mais, dans quelle mesure pourrait m’épouvanter la mort, la noyade, la faim des poissons et ces ténèbres subaquatiques, sans bornes, ou bien leur fureur, dès le moment que je porte dans ma tête une pareille couronne?!